Bâa et Daoud sont mari et femme. Ils travaillent tous les deux en tant qu’employés dans une demeure campagnarde, propriété de feu « Monsieur Sassouki ». Lui est chauffeur, elle, employée de maison. Dans « Un jour d’automne », ils apparaissent assis, chacun dans son coin, dans une cuisine sombre et lugubre. Une force insaisissable les divise, les oppose, les sépare. Le poids des souvenirs ? Le joug des désillusions ? Le fardeau des souffrances?

Au fil des scènes, les deux protagonistes parlent mais ne s’adressent à aucun moment la parole. Prisonniers d’une vie conjugale fade et monotone, ils vident à tour de rôle leurs sacs et évoquent leurs malheurs respectifs sans jamais s’accuser explicitement. Elle se remémore ses souvenirs de jeunesse, cette plage lointaine et cet homme qui s’allongeait à ses côtés sur les dunes de sable. Lui se rappelle ses propres infidélités, ses longues balades dans le parc avec son chien, cet inconnu rencontré au bar et leur discussion autour d’un verre…

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