De Guantanamo à la prison d’Abu Gharib, la torture commence par un document perdu. Ce spectacle met en scène le voyage douloureux d’une femme meurtrie, confrontée à une chape de plomb et à un mur de défiance à chacune de ses tentatives de communication. Théâtre poétique et actuel qui montre, sans détours, que l’arbitraire n’est pas une exclusivité du tiers monde.

Des violents excès de la Garde Nationale du Venezuela jusqu’aux pratiques inhumaines et avilissantes au sein de la prison d’Abu Grahib en Irak en passant par le contrôle aux frontières des immigrants fuyant leurs pays en détresse, la pièce incite le spectateur à se poser des questions sur les thèmes de l’identité et impose l’idée que les actions que chacun considère les plus banales car faisant partie intégrante de son quotidien sont finalement les plus terribles. Passport interpelle sur ce climat kafkaïen de forces occultes qui bâillonnent, aveuglent et finalement détruisent l’individu.

 

 

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