Musique : Kays Rostom

Assistante à la mise en scène : Marwa Manai

Née au Théâtre nationale tunisien, « Violence(s) est une nouvelle création réunissant deux figures emblématiques du théâtre tunisien, deux artistes qui combattent pour l’amélioration de la pratique théâtrale, Jalila Baccar et Fadhel Jaibi. C’est aussi un projet porteur axé sur la rencontre entre deux générations d’artistes tunisiens, les aînés du théâtre comme Jalila Baccar, Fatma Ben Saïdane et Noomen Hamda et les jeunes qui rêvent de se frayer un chemin sur la scène nationale et de s’imposer comme Lobna M’lika, Aymen Mejri, Nesrine Mouelhi, Mouïn Moumni et Ahmed Taha Hamrouni.

Chronique d’une révolution avec tous ses hauts et ses bas, « Violence(s) » relance le débat sur la Tunisie postrévolutionnaire, mettant en lumière certains dangereux phénomènes qui ont surgi, engendrant des peurs, des angoisses, des dépressions, des violences et des crimes atroces… des récits atroces du quotidien qui nous rappellent les faits divers… comme si la majorité des Tunisiens ont perdu la raison.

La révolution a-t-elle provoqué cette violence sociale qui n’a rien épargné ? A-t-elle changé le Tunisien ? L’a troublé ? Où c’est la réalité qui a été pour de longues années caché ? Que s’est-il passé réellement ? Pourquoi ces violences ? Qui sont-ils ces « nouveaux criminels » ?

C’est cette société qui a perdu du coup son équilibre et qui peine jusqu’ aujourd’hui à le trouver, absorbé dans le spiral de la violence et de l’angoisse qu’expose l’équipe de « Violence(s) »… Des histoires  amères qu’on raconte, des espérances, des souffrances, des fragments d’images épars, dispersés qu’on se partage, des rêves trop lourds à porter, des espoirs partis en fumée, des amours brisées qu’on porte sur scène avec l’espoir d’éveiller les consciences et d’aider à l’ouverture de ces « portes hermétiquement cadenassées » comme JalilaBaccar a-t-elle écrit pour annoncer la naissance de l’homme nouveau, « L’homme monstre ».

 

 

Il n'y a pas encore de commentaires

    • Bonjour, invité