« Et dans ma folie, j’ai retrouvé à la fois ma liberté et ma sécurité. La liberté d’être seul et la sécurité de n’être pas compris, car ceux qui nous comprennent nous asservissent de quelque manière.Cependant, je ne voudrais point me vanter de ma sécurité.  Même un voleur dans sa geôle est à l’abri d’un autre voleur. »

Ainsi parlait Gibran, dont le texte, intemporel, est mis en scène par Jebali dans un spectacle pour le moins fascinant, voire hallucinant. Entre la vision prophétique du premier et la force créatrice de Jebali, le spectateur est continuellement partagé entre le réel et l’irréel, l’ombre et la lumière, le dit et le non-dit. Dès le début du spectacle, il est vite transposé, grâce à un étonnant mélange de son, de parole et d’image, dans une nouvelle dimension, à la conquête d’une nouvelle vérité, loin de l’autoritarisme, de l’intolérance et de l’exclusion, à la quête d’une liberté chérie et d’une Humanité perdue. Il est à l’affût de la voix, la voix salvatrice, la voix libératrice, celle qui renvoie à chacun l’écho de son inconscient.

 

 

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