En six saynètes sous forme de monologues, « Sur le monde de l’éruption» fait l’écho d’un Printemps arabe  bafoué, rudoyé, pris en otage entre les aspirations des peuples et l’obsession du pouvoir de ceux qui les gouvernent. L’œuvre pénètre au plus près dans le quotidien de ces citoyens, décortique le phénomène des révolutions et dresse des tableaux pleins d’amertume. Le spectateur voyage d’un univers de guerre civile à celui d’une jeune prostituée, en passant par le quotidien d’une gendarme israélienne ou encore celui d’une jeune femme Yazidie faite prisonnière et vendue comme du bétail.

Le monde arabe est tiraillé entre deux univers, deux idéaux, deux rêves. Les personnages d’« Eruption » aussi. C’est ainsi que des membres d’une même famille livrent au fil des monologues leurs attentes, confessent leurs malheurs et dessinent un lendemain meilleur. Meilleur pour qui ? Pour eux qui se battent au quotidien pour gagner leur pain, qui militent pour arracher des étincelles de liberté et de démocratie ou pour ceux qui tiennent le gouvernail et décident selon leurs convenances ?

 

 

 

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